Calculer l’impôt sur les cryptomonnaies : formule, exemple chiffré et tableau
Prix de cession moins prix de revient moins frais : la formule est simple, l’ordre d’imputation ne l’est pas. Avec un exemple chiffré, un tableau pour les tranches de revenus habituelles et les points où tout simulateur perd en précision.

Table des matières
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La formule est simple : prix de cession moins prix de revient moins frais donne la plus-value. Si elle dépasse le seuil d’exonération de 1 000 euros et que moins d’un an sépare l’achat de la vente, elle est imposée à votre taux personnel. La difficulté n’apparaît qu’en cas d’achats multiples d’une même monnaie, car c’est alors l’ordre qui décide.
Cet article déroule le calcul sur un exemple concret, fournit un tableau pour les tranches de revenus habituelles et désigne les points où tout simulateur atteint ses limites.
La formule
La plus-value imposable au sens du paragraphe 23 de la loi allemande relative à l’impôt sur le revenu s’obtient ainsi :
prix de cession moins prix de revient moins frais déductibles = plus-value ou moins-value
Le prix de revient comprend le prix d’achat, frais d’acquisition inclus. Les frais déductibles recouvrent les frais supportés à la vente et les coûts de transaction directement rattachables à l’opération. Ne sont pas déductibles les charges générales telles qu’un portefeuille matériel ou des droits de garde.
Un exemple chiffré

Le point décisif figure à la dernière ligne : si plus de douze mois avaient séparé l’achat de la vente, la même plus-value serait restée exonérée. La durée de détention est le seul paramètre qui ramène le montant à zéro.
Surveillez également le seuil d’exonération. Il s’élève à 1 000 euros et s’apprécie sur l’ensemble des cessions privées d’une même année. Il s’agit d’un seuil et non d’un abattement : pour une plus-value de 1 001 euros, l’imposition porte sur la totalité du montant, et non sur le seul euro excédentaire.
Ce qu’il reste d’une plus-value de 10 000 euros

Le tableau reprend le barème de base 2026 pour un célibataire. Deux précisions s’imposent, car elles sont souvent mal présentées.
D’abord la contribution de solidarité. Elle représente 5,5 % de l’impôt sur le revenu, mais n’est due qu’à partir d’un impôt d’environ 19 950 euros. Pour la plupart des investisseurs situés dans les lignes basses du tableau, elle n’apparaît pas. Les simulateurs qui l’ajoutent de façon forfaitaire surestiment le résultat.
Ensuite le taux marginal. Il s’applique à l’euro supplémentaire, non à l’ensemble de vos revenus. Une plus-value en cryptomonnaies peut par ailleurs vous faire changer de tranche, de sorte que le taux moyen augmente. Celui qui se situe près d’une limite a intérêt à calculer plus finement qu’avec un tableau.
Ce dont vous avez besoin pour le calcul
Pour chaque position vendue, quatre données sont nécessaires. S’il en manque une, le calcul se transforme en estimation :
- la date d’acquisition avec l’heure, car le délai court au jour près ;
- le prix de revient en euros, frais d’acquisition inclus ;
- la date et le prix de cession, également en euros ;
- le portefeuille ou la plateforme, car l’appréciation se fait portefeuille par portefeuille.
Lors d’un échange d’un jeton contre un autre, il n’existe pas de prix en euros. Il faut alors retenir la valeur de marché au moment de l’échange, pour les deux volets de l’opération.
Le point où tout simulateur perd en précision
Tant que vous avez acheté une fois et vendu une fois, le calcul est trivial. Dès lors que vous avez acheté plusieurs fois, c’est l’ordre d’imputation qui détermine quels jetons sont réputés vendus, et donc l’impôt.
La circulaire du ministère fédéral des Finances du 6 mars 2025 fixe cet ordre : l’identification unitaire s’applique en premier lieu, lorsque vous pouvez démontrer quels jetons précis ont été cédés. À défaut, les actifs cryptographiques acquis en premier sont réputés cédés en premier pour le calcul du délai de détention. Pour la valorisation, la méthode de la moyenne s’applique, et par simplification la méthode FIFO peut y être également retenue.
Cet ordre joue en général en votre faveur, puisqu’il consomme d’abord les positions les plus anciennes, donc souvent exonérées. Mais il n’est correctement applicable que si votre historique est sans lacune. Notre article sur le bitcoin et la fiscalité montre ce qu’il en est pour un plan d’épargne.
Quand un simulateur suffit et quand il ne suffit plus
Un simulateur simple convient si vos achats sont peu nombreux, réalisés sur une même plateforme, et si vous négociez exclusivement contre des euros. Vous pouvez alors reproduire la formule ci-dessus dans un tableur.
Un outil spécialisé devient utile dès que l’un de ces points est réuni :
- vous négociez sur plusieurs plateformes ou transférez des avoirs entre portefeuilles ;
- vous échangez un jeton contre un autre, car chaque opération exige alors deux valeurs de marché ;
- vous détenez un plan d’épargne comportant de nombreuses fractions ;
- vous percevez des revenus de staking ou de prêt, à valoriser au moment de leur encaissement.
Les outils capables de le faire et leur coût figurent dans notre comparatif des logiciels fiscaux crypto. Une précision sur ce qu’il faut en attendre : aucun outil ne remplace l’appréciation fiscale au cas par cas, et aucun n’engage sa responsabilité sur le résultat.
Ce qui changerait au calcul à partir de 2027
Selon l’avant-projet du ministère fédéral des Finances du 8 septembre 2026, le calcul deviendrait nettement plus simple : 25 % de prélèvement forfaitaire majoré de la contribution de solidarité sur la plus-value, indépendamment de la durée de détention, mais sans la question du délai de douze mois.
En l’état du projet, seuls seraient concernés les actifs cryptographiques acquis après le 31 décembre 2026. Pour tout ce qui précède, le calcul resterait tel qu’il est exposé ici. Rien n’est adopté ; le détail figure dans notre article consacré à la date butoir et à la protection des acquis.
Questions fréquentes
Comment calculer l’impôt sur les plus-values en cryptomonnaies ?
Prix de cession moins prix de revient moins frais donne la plus-value. Celle-ci est imposée à votre taux personnel dès lors que la vente est intervenue dans un délai de douze mois et que la plus-value totale dépasse 1 000 euros.
Existe-t-il un simulateur fiscal crypto gratuit ?
Pour les cas simples, la formule dans un tableur suffit. Les simulateurs gratuits en ligne ne traitent le plus souvent qu’une seule opération et ne tiennent compte ni de l’ordre d’imputation ni du seuil d’exonération apprécié sur l’ensemble des opérations.
Quel est le taux d’imposition des cryptomonnaies ?
Il n’existe pas de taux propre. C’est votre taux personnel d’impôt sur le revenu, de 14 à 45 %, qui s’applique. Au-delà de douze mois de détention, aucun impôt n’est dû.
La contribution de solidarité s’ajoute-t-elle toujours ?
Non. Elle n’est due qu’à partir d’un impôt sur le revenu d’environ 19 950 euros et ne concerne donc que les revenus les plus élevés.
Comment calculer un échange d’un jeton contre un autre ?
Vous retenez la valeur de marché au moment de l’échange. Le jeton remis est réputé cédé, celui reçu est réputé acquis, avec un nouveau délai de douze mois.
Puis-je déduire les frais ?
Oui, dans la mesure où ils se rattachent à l’opération considérée. Les frais d’achat augmentent le prix de revient, les frais de vente réduisent la plus-value.
Sources
- paragraphe 23 de la loi allemande relative à l’impôt sur le revenu, sur les cessions privées ;
- circulaire du ministère fédéral des Finances du 6 mars 2025, référence IV C 1 - S 2256/00042/064/043, sur l’ordre d’imputation et la valorisation ;
- loi de 1995 relative à la contribution de solidarité, dans sa version applicable depuis 2021, sur le seuil ;
- éléments relatifs à l’avant-projet d’après les informations parues le 8 septembre 2026.
(Au 9 septembre 2026. Tous les exemples sont simplifiés et calculés hors impôt cultuel. Cet article ne constitue pas un conseil fiscal.)
Note de transparence : Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle et relu par notre rédaction avant publication. Tous les chiffres et affirmations ont été vérifiés à partir des sources primaires liées dans le texte.































