Bitcoin comme salaire en Autriche : quels impôts s'appliquent ?
Payé en bitcoins ? En Autriche, l'impôt sur les salaires frappe d'abord la valeur reçue. Les plus-values ultérieures sur le bitcoin peuvent ensuite s'y ajouter.

Recevoir un salaire en bitcoins : comment l'Autriche impose le revenu et les plus-values ultérieures
Lorsqu'un salarié autrichien est payé en tout ou partie en bitcoins, l'imposition n'est pas simplement reportée à la revente ultérieure des jetons. Le paiement en bitcoins constitue d'abord une contrepartie de la prestation de travail. En Autriche, les avantages en nature issus d'une relation de travail comptent en principe parmi les recettes imposables et doivent être évalués en argent. Deux étages d'imposition distincts peuvent donc apparaître : d'abord l'imposition du salaire, puis, le cas échéant, l'imposition d'une plus-value sur le bitcoin.
Le salaire en bitcoins est retenu pour sa valeur à l'encaissement
Si un salarié reçoit un montant correspondant en bitcoins au lieu de 2 000 euros, la valeur en euros des jetons reçus doit en principe être retenue comme rémunération du travail. Cette valeur entre dans le décompte de paie ordinaire. Du côté du salarié, l'impôt sur les salaires et les cotisations sociales peuvent donc en particulier devenir pertinents.
La valeur à l'encaissement devient la valeur d'entrée fiscale
Dans le même temps, le salarié acquiert un avoir en bitcoins.
Exemple simplifié :
- salaire en bitcoins à l'encaissement : 2 000 euros
- le montant correspondant en BTC est transféré au salarié
Les 2 000 euros sont d'abord traités comme un salaire. Pour l'imposition ultérieure des cryptoactifs, ils constituent en principe la base de coût fiscale des jetons reçus. Si leur valeur monte ensuite par exemple à 3 000 euros et qu'ils sont vendus, il naît en principe une plus-value supplémentaire de 1 000 euros sur le bitcoin. Pour les plus-values crypto privées imposables s'applique en principe le taux particulier de 27,5 %.
Pas de double imposition du même montant
La valeur salariale initiale n'est pas imposée une seconde fois au titre d'une plus-value sur le bitcoin.
Exemple :
- bitcoin au moment du versement du salaire : 2 000 euros
- revente ultérieure : 3 000 euros
Premier étage : 2 000 euros de salaire
Second étage : 1 000 euros de hausse de valeur du bitcoin
La séparation fiscale empêche que la même valeur soit retenue deux fois comme un gain.
Une moins-value peut elle aussi devenir pertinente sur le plan fiscal
Si la valeur du bitcoin baisse après l'encaissement, une perte en capital peut naître lors d'une réalisation fiscale ultérieure.
Exemple :
- valeur à l'encaissement : 2 000 euros
- revente ultérieure : 1 500 euros
- perte crypto : 500 euros
Cette perte en capital privée peut en principe être compensée avec certains autres revenus de capitaux dans le cadre des règles autrichiennes de compensation des pertes.
L'employeur doit documenter la valeur en euros
Pour l'employeur comme pour le salarié, c'est donc la valeur du bitcoin au moment effectif de l'encaissement qui est déterminante.
Devraient en particulier être documentés :
- le jour et l'heure du transfert,
- la quantité de BTC,
- le cours en euros retenu,
- la source du cours,
- l'adresse du portefeuille,
- l'identifiant de transaction,
- la mention sur le bulletin de paie.
Il reste ainsi possible de retracer quel montant a déjà été imposé comme salaire et à partir de quelle valeur commence une plus-value ultérieure.
Conclusion
En Autriche, un salaire versé en bitcoins ne devient pas fiscalement pertinent seulement lors de la revente ultérieure. La valeur en euros des jetons reçus constitue d'abord, en principe, une rémunération du travail imposable. Si le cours du bitcoin poursuit ensuite sa hausse, une plus-value imposable peut naître en plus. Pour cette plus-value privée ultérieure sur le bitcoin s'applique en principe le taux de 27,5 %.
Note de transparence : Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle et relu par notre rédaction avant publication. Tous les chiffres et affirmations ont été vérifiés à partir des sources primaires liées dans le texte.


























