Les informations fournies dans cet article sont uniquement à titre informatif et ne constituent pas un conseil financier. Les investissements en cryptomonnaies comportent un degré de risque élevé. Effectuez toujours vos propres recherches.

Départ d’Autriche avec des bitcoins : quelle valeur compte ?

Quitter l’Autriche avec des bitcoins peut déclencher l’imposition de sortie. Est déterminante en principe la valeur de marché au moment de la perte du droit d’imposition.

Featured image of Départ d’Autriche avec des bitcoins : quelle valeur compte ?
6 min read
Partager:
S’inscrire sur Cointracker et utiliser l’outil fiscal cryptoS’inscrire sur Cointracker et utiliser l’outil fiscal crypto

Quitter l’Autriche avec des bitcoins : quelle valeur compte fiscalement

Celui qui quitte l’Autriche en emportant des avoirs importants en bitcoins n’a pas besoin de vendre pour qu’une question fiscale se pose. Si l’Autriche perd, du fait du départ, son droit d’imposer une plus-value ultérieure sur ces bitcoins, l’imposition de sortie, dite imposition des plus-values latentes, peut s’appliquer.

Sur le plan fiscal, le calcul est alors effectué en principe comme si les bitcoins concernés avaient été vendus au moment du départ. Le produit de cession fictif correspond à la valeur vénale, c’est-à-dire en principe la valeur de marché, à cet instant.

Ce qui compte n’est pas le prix d’achat initial au jour du départ

Supposons qu’un investisseur ait acheté des bitcoins pour 20 000 euros. Au moment du départ d’Autriche déterminant sur le plan fiscal, ces mêmes bitcoins valent 70 000 euros.

De façon simplifiée, cela donne :

  • coût d’acquisition : 20 000 euros
  • valeur de marché au départ : 70 000 euros
  • plus-value accumulée jusqu’au départ : 50 000 euros

Pour l’imposition de sortie, c’est en principe cette plus-value accumulée jusqu’à la perte du droit d’imposition autrichien qui est prise en compte. Pour les nouveaux actifs numériques imposables, le taux particulier de 27,5 % s’applique en principe. Les cryptomonnaies figurent expressément parmi les actifs visés par les règles autrichiennes relatives aux plus-values latentes.

Quel jour détermine le cours du bitcoin ?

Ce n’est pas nécessairement le jour du vol, de la radiation ou du changement de logement qui tranche.

Ce qui importe en principe, c’est le moment où l’Autriche perd son droit d’imposer une plus-value de cession ultérieure. Cela peut survenir en particulier par un changement de résidence fiscale. Les conventions fiscales attribuent régulièrement le droit d’imposer les plus-values de cession à l’État de résidence.

Pour les détenteurs de bitcoins, il est donc important de documenter proprement le moment déterminant. Cela comprend notamment l’encours, les coûts d’acquisition et une valeur de marché du bitcoin vérifiable à cette date.

Départ vers l’Union européenne ou l’EEE : l’impôt peut être différé

Lorsqu’une personne physique part vers un État de l’Union européenne ou de l’EEE, un allègement important existe.

Dans la déclaration fiscale autrichienne, il est en principe possible de demander que l’impôt né du départ ne soit pas mis en recouvrement dans un premier temps. L’imposition est ainsi régulièrement différée jusqu’à un événement déclencheur ultérieur, en particulier une cession effective.

Autrement dit : même si la plus-value est en principe déterminée au moment du départ, l’impôt ne doit pas nécessairement être acquitté immédiatement en cas de départ privilégié vers l’Union européenne ou l’EEE.

Vers le comparatif des outils fiscauxVers le comparatif des outils fiscaux

Un départ vers un État tiers peut se présenter autrement

Si en revanche l’investisseur s’installe dans un État situé hors de l’Union européenne et de l’EEE, la non-mise en recouvrement prévue par cette règle n’est en principe pas ouverte.

Le départ peut alors conduire à ce que la plus-value accumulée jusque-là soit immédiatement saisie fiscalement. Le ministère autrichien des Finances illustre ce principe pour un départ vers le Royaume-Uni après le Brexit : les conditions relatives à l’Union européenne et à l’EEE n’étant plus remplies, la plus-value est en principe imposable sur-le-champ.

Pour les avoirs importants en bitcoins notamment, le choix du nouvel État de résidence peut donc peser lourdement sur la trésorerie.

Depuis juillet 2026, les obligations de justification sont plus strictes

L’Autriche a durci son imposition de sortie en 2026.

Pour les nouvelles décisions de non-mise en recouvrement rendues après le 30 juin 2026, une obligation de justification récurrente s’applique aux montants élevés. Lorsque les revenus déterminés lors du départ, ou d’un transfert comparable, dépassent au total 100 000 euros, il faut régulièrement démontrer qu’aucun événement susceptible de déclencher la mise en recouvrement ultérieure n’est encore survenu.

Selon les travaux préparatoires, des attestations de compte, de dépôt ou des documents comparables peuvent servir de justificatifs. Pour les cryptomonnaies, une documentation vérifiable des portefeuilles et des transactions sera d’autant plus importante en pratique.

Le non-respect d’une obligation de justification récurrente prescrite peut lui-même déclencher la mise en recouvrement de l’impôt jusqu’alors non recouvré.

Une baisse de cours ultérieure peut compter

L’imposition de sortie vise en principe la plus-value née pendant la période où s’exerçait le droit d’imposition autrichien.

En cas de non-mise en recouvrement demandée puis de vente ultérieure, l’évolution de valeur postérieure peut donc également compter. Les directives autrichiennes relatives à l’impôt sur le revenu comportent à ce sujet des exemples dans lesquels, si le prix de vente ultérieur est plus faible, la plus-value présente au moment du départ n’est pas dans tous les cas imposée à l’identique.

Le calcul concret dépend toutefois des modalités du départ et de la cession ultérieure.

Qu’en est-il des bitcoins détenus de longue date ?

Un départ mérite un examen particulièrement attentif lorsque les bitcoins ont été acquis jusqu’au 28 février 2021 inclus.

Ces bitcoins relèvent en principe de l’ancien régime et ne tombent pas automatiquement sous le régime fiscal autrichien des cryptoactifs en vigueur depuis 2022. La question de savoir si une réserve latente imposable existe effectivement au moment du départ dépend donc aussi du point de savoir si une vente ultérieure aurait seulement été imposable en Autriche.

Pour les avoirs acquis après le 28 février 2021, la situation est plus claire : les plus-values réalisées relèvent en principe du régime moderne des cryptoactifs, au taux de 27,5 %.

Vers le comparatif des outils fiscauxVers le comparatif des outils fiscaux

Les données à sécuriser avant le départ

Celui qui quitte l’Autriche avec des avoirs importants en bitcoins devrait documenter en particulier, avant le changement de résidence fiscale :

  • la quantité de bitcoins au moment déterminant
  • l’ensemble des portefeuilles et comptes de plateformes
  • les coûts d’acquisition initiaux
  • la date d’acquisition
  • le statut d’avoir ancien ou nouveau
  • la valeur de marché du bitcoin au départ
  • la source de cours utilisée
  • les échanges crypto contre crypto antérieurs
  • les historiques de transactions et les adresses de portefeuille
  • les ventes postérieures au départ

Pour une demande de non-mise en recouvrement en particulier, cette documentation peut rester pertinente des années après le déménagement lui-même.

Conclusion

Celui qui quitte l’Autriche avec des bitcoins ne devrait pas se concentrer sur la seule vente ultérieure. Si l’Autriche perd son droit d’imposition du fait du départ, le départ lui-même peut déjà être traité fiscalement comme une cession fictive.

Ce qui est déterminant en principe, c’est la valeur de marché des bitcoins au moment où l’Autriche perd son droit d’imposition.

En cas de départ vers un État de l’Union européenne ou de l’EEE, la non-mise en recouvrement de l’impôt peut être demandée jusqu’à un événement de réalisation ultérieur. Depuis juillet 2026, des obligations de justification récurrentes supplémentaires s’appliquent aux montants non recouvrés portant sur des revenus supérieurs à 100 000 euros.

En cas de départ vers un État tiers, l’impôt peut en revanche devenir exigible dès le départ. Pour les avoirs en bitcoins fortement valorisés en particulier, le traitement fiscal devrait donc être clarifié avant le changement de résidence.

(Au 20 août 2026. Cet article ne constitue pas un conseil en investissement. Les cours et les grilles tarifaires évoluent ; vérifiez les conditions auprès du prestataire avant tout achat.)

Note de transparence : Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle et relu par notre rédaction avant publication. Tous les chiffres et affirmations ont été vérifiés à partir des sources primaires liées dans le texte.

Vous pourriez aussi aimer