Les informations fournies dans cet article sont uniquement à titre informatif et ne constituent pas un conseil financier. Les investissements en cryptomonnaies comportent un degré de risque élevé. Effectuez toujours vos propres recherches.

Bitcoin perdu dans une arnaque : la fiscalité en Autriche

Des bitcoins perdus dans une arnaque ? Pourquoi l’Autriche ne reconnaît généralement pas le préjudice comme une perte fiscale dans le patrimoine privé, et quand les indemnisations entrent en jeu.

Bitcoin perdu dans une arnaque : la fiscalité en Autriche
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Bitcoin perdu dans une arnaque : ce que le fisc autrichien reconnaît comme une perte

Fausses plateformes d’investissement, hameçonnage ou prétendus conseillers en cryptomonnaies : qui perd des bitcoins dans une arnaque subit éventuellement une perte totale sur le plan économique. Sur le plan fiscal, cela ne signifie pourtant pas automatiquement, en Autriche, que le coût d’acquisition initial puisse être déduit au titre des pertes.

Pour les cryptomonnaies détenues à titre privé, la règle de principe est la suivante : la disparition des avoirs du fait d’une arnaque ne constitue pas une cession au sens fiscal. Il manque donc un fait générateur, celui qui déclencherait une moins-value imputable fiscalement.

20 000 euros envolés, et toujours aucune perte fiscale ?

Un exemple :

  • bitcoins achetés pour 20 000 euros
  • les jetons sont transférés aux auteurs de l’arnaque
  • aucun remboursement n’intervient

Économiquement, la perte s’élève à 20 000 euros.

Sur le plan fiscal, ces 20 000 euros détenus dans le patrimoine privé ne peuvent en principe pas être simplement imputés sur des plus-values d’actions, des dividendes ou d’autres gains en cryptomonnaies. Ce qui est déterminant, c’est que le propriétaire n’a ni vendu ni échangé ses bitcoins dans le cadre d’une opération de cession fiscalement ordinaire.

Arnaque, vol et piratage reçoivent un traitement voisin

La pratique administrative autrichienne regroupe plusieurs cas de façon globalement identique :

Hors sphère professionnelle, aucun de ces événements ne crée à lui seul, en principe, une perte réalisée au sens fiscal. C’est ce qui distingue nettement un cas d’arnaque d’une vente volontaire en dessous du prix d’achat initial.

La vente réelle à perte, c’est autre chose

Qui achète des bitcoins pour 20 000 euros et les revend plus tard normalement pour 12 000 euros réalise en principe une perte fiscale de 8 000 euros. Dans le cadre des règles autrichiennes d’imputation des pertes, celle-ci peut être compensée avec certains revenus de capitaux positifs de la même année.

Qui perd en revanche intégralement ces mêmes bitcoins dans une arnaque subit le même dommage économique, mais il manque en principe, fiscalement, la réalisation nécessaire.

Une indemnisation peut déclencher plus tard de nouvelles conséquences fiscales

Un autre niveau apparaît lorsque l’investisseur détient une créance de remboursement ou de dommages et intérêts.

Exemple :

  • coût d’acquisition initial : 15 000 euros
  • les bitcoins sont perdus dans une arnaque
  • un responsable verse plus tard 18 000 euros de dommages et intérêts

L’indemnisation peut alors devenir fiscalement pertinente. Selon les cas, elle peut faire apparaître des plus-values ou des moins-values jusque-là latentes.

Documenter malgré tout intégralement le cas d’arnaque

Même si aucune perte fiscalement exploitable n’apparaît dans un premier temps, les investisseurs devraient conserver l’ensemble des preuves :

  • adresses de portefeuille,
  • identifiants de transaction,
  • justificatifs d’achat d’origine,
  • échanges par messagerie et par courriel,
  • plainte déposée auprès de la police,
  • signalements aux autorités de surveillance,
  • pièces relatives aux tentatives de récupération,
  • créances éventuelles de dommages et intérêts.

Cette documentation devient particulièrement importante si des bitcoins ou de l’argent finissent malgré tout par être remboursés.

Les actifs professionnels peuvent relever d’un autre régime

Les restrictions décrites ici concernent en particulier les cryptomonnaies détenues à titre privé. Si les bitcoins figuraient à l’actif d’une entreprise, d’autres règles de détermination du résultat et d’évaluation s’appliquent. Un entrepreneur devrait donc faire examiner séparément le traitement fiscal d’une perte liée à une arnaque.

Conclusion

Une perte de bitcoins causée par une arnaque est économiquement réelle en Autriche, mais dans le patrimoine privé elle n’aboutit en principe pas automatiquement à une moins-value déductible fiscalement.

L’arnaque ne vaut pas opération de cession ordinaire. Seuls des remboursements ou des indemnisations ultérieurs peuvent de nouveau déclencher des événements fiscalement pertinents.

(Au 14 septembre 2026. Cet article ne constitue pas un conseil en investissement. Les cours et les grilles tarifaires évoluent ; vérifiez les conditions auprès du prestataire avant tout achat.)

Note de transparence : Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle et relu par notre rédaction avant publication. Tous les chiffres et affirmations ont été vérifiés à partir des sources primaires liées dans le texte.

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