Bitcoin acheté avant mars 2021 : la vente est-elle exonérée d’impôt en Autriche ?
Vous avez acheté des bitcoins avant mars 2021 ? Pourquoi ces avoirs anciens peuvent encore être vendus sans impôt en Autriche en 2026, et quelles exceptions s’appliquent.

Bitcoin acheté avant mars 2021 : quand la vente reste exonérée d’impôt en Autriche
Les investisseurs qui ont acheté des bitcoins avant mars 2021 disposent en Autriche d’un avantage fiscal considérable. Les plus-values sur les avoirs plus récents sont en principe imposées à 27,5 %, tandis que les pièces plus anciennes relèvent de règles transitoires. La date déterminante est le 28 février 2021 : les cryptomonnaies acquises jusqu’à ce jour sont en principe considérées comme des avoirs anciens. Le régime autrichien d’imposition des cryptomonnaies, en vigueur depuis mars 2022, ne leur est pas automatiquement applicable.
Pourquoi les anciens bitcoins peuvent être vendus sans impôt en Autriche
Avant la réforme, les bitcoins détenus à titre privé relevaient en principe du régime des opérations spéculatives. La vente était imposable surtout lorsque moins d’un an séparait l’acquisition de la cession. Une fois ce délai écoulé, la vente pouvait en principe s’effectuer en franchise d’impôt.
Prenons un investisseur qui a acheté ses bitcoins en 2020 et les a conservés tels quels depuis. Le délai de spéculation d’un an alors applicable est expiré de longue date. Une vente en 2026 peut donc être exonérée d’impôt en principe, même si le cours du bitcoin a été multiplié depuis l’achat.
Exemple :
Achat de bitcoins en 2020 : 10 000 euros
Vente en 2026 : 80 000 euros
Plus-value : 70 000 euros
Si les pièces relèvent effectivement encore d’avoirs anciens détenus à titre privé et qu’aucune règle particulière ne s’applique, cette plus-value peut rester exonérée d’impôt en Autriche. Achetés après le 28 février 2021, les mêmes bitcoins auraient en revanche relevé du nouveau régime fiscal et, en règle générale, du taux particulier de 27,5 %.

Un échange intermédiaire peut mettre fin au statut d’avoir ancien
L’historique des transactions joue ici un rôle central. La question n’est pas de savoir si l’investisseur est « investi en cryptomonnaies » depuis 2020, mais si les pièces vendues aujourd’hui remontent bien à un achat antérieur à mars 2021.
Sous l’ancien régime, l’échange de bitcoins contre une autre cryptomonnaie vaut également cession. Supposons que d’anciens bitcoins aient été échangés contre des ethers en 2023. La cession des anciens bitcoins peut rester exonérée, le délai de spéculation étant expiré depuis longtemps. Les ethers ainsi acquis datent toutefois de 2023 et constituent donc des avoirs nouveaux.
Le ministère autrichien des Finances l’a confirmé en 2025 pour un échange de jetons comparable : lorsque le délai de spéculation de l’avoir ancien est déjà expiré, ses plus-values latentes ne sont pas imposées, et les cryptomonnaies reçues en contrepartie sont ensuite considérées comme des avoirs nouveaux.
Un ancien justificatif d’achat ne suffit donc pas. Les investisseurs doivent pouvoir retracer toute la chaîne jusqu’aux pièces détenues aujourd’hui.
Avoirs anciens et nouveaux sur le même portefeuille
La situation se complique lorsqu’un même portefeuille contient à la fois des bitcoins de 2020 et des pièces achetées plus tard. Le règlement autrichien sur les cryptomonnaies autorise en principe le détenteur à choisir quelles unités sont réputées cédées lors d’une vente. À défaut de choix, l’unité acquise le plus tôt est réputée vendue en premier en cas de doute.
Les conséquences pratiques peuvent être considérables.
Un investisseur qui détient 0,5 BTC de 2020 et 0,5 BTC supplémentaire de 2024, puis vend 0,5 BTC, devrait documenter quel avoir est cédé. Sinon, la plateforme et l’investisseur risquent d’aboutir à des traitements fiscaux divergents.

Prudence avec le prêt de cryptomonnaies et les autres revenus
Les avoirs anciens se compliquent également lorsque les bitcoins ont servi à dégager des revenus courants en cryptomonnaies.
Celui qui a utilisé d’anciens bitcoins pour du prêt après février 2022 relève déjà du nouveau régime fiscal pour les revenus courants qui en découlent. Les cryptomonnaies nouvellement acquises de cette manière sont considérées comme des avoirs nouveaux. L’ancienneté des bitcoins engagés à l’origine n’étend donc pas automatiquement ce statut aux récompenses perçues.
Le 28 avril 2026, le Tribunal fédéral des finances a par ailleurs tranché une affaire pertinente sur le placement rémunéré de cryptomonnaies avant l’entrée en vigueur du nouveau droit fiscal. Il a conclu que le prêt pratiqué à l’époque relevait d’une prestation de services plutôt que d’une mise à disposition de capitaux classique au sens de l’article 27, alinéa 2, de la loi autrichienne relative à l’impôt sur le revenu. Un pourvoi de l’administration a toutefois été formé contre cette décision : la question de droit n’est donc pas définitivement tranchée.
Pour d’anciens bitcoins ayant servi au prêt, l’affirmation générale selon laquelle un avoir ancien serait exonéré est donc déconseillée.
Vers le comparatif des logiciels fiscaux cryptoLes justificatifs deviennent le facteur décisif
Qui souhaite vendre en 2026 un avoir ancien important en franchise d’impôt devrait pouvoir prouver que les bitcoins concernés ont été acquis au plus tard le 28 février 2021 et qu’aucune nouvelle acquisition n’a eu lieu depuis sur le plan fiscal.
Les pièces suivantes sont particulièrement importantes :
- les décomptes d’achat de la plateforme d’origine,
- les virements bancaires relatifs à l’achat de bitcoins de l’époque,
- les adresses de portefeuille et les transactions sur la blockchain,
- les exports CSV des anciens comptes de plateforme,
- les preuves de transferts entre portefeuilles,
- les échanges antérieurs de cryptomonnaie à cryptomonnaie,
- les documents relatifs au prêt ou à d’autres modèles de rendement.
En cas de mélange d’avoirs anciens et nouveaux, les investisseurs devraient en outre documenter quels bitcoins ont été affectés à la vente.
Conclusion
Qui a acheté ses bitcoins au plus tard le 28 février 2021 et les a conservés comme avoirs anciens privés peut, en principe, encore les vendre en Autriche sans impôt en 2026. L’imposition forfaitaire des plus-values en cryptomonnaies à 27,5 % ne s’applique pas automatiquement à ces avoirs.
Tout se joue toutefois sur l’historique. Des échanges intervenus entre-temps peuvent donner lieu à des cryptomonnaies nouvellement acquises, les récompenses de prêt sont assimilées à des avoirs nouveaux sous certaines conditions et, sur les portefeuilles mixtes, il faut établir quelles unités ont réellement été vendues.
En cas de forte hausse de valeur, le problème tient donc moins au cours actuel du bitcoin qu’à la capacité de documenter sans lacune un avoir ancien après cinq ans ou davantage.
(Au 11 août 2026. Cet article ne constitue pas un conseil en investissement. Les cours et les grilles tarifaires évoluent ; vérifiez les conditions auprès du prestataire avant tout achat.)
Note de transparence : cet article a été rédigé avec le recours à l’intelligence artificielle et vérifié par notre rédaction avant publication. Tous les chiffres et les informations ont été recoupés avec les sources primaires citées dans le texte. L’image de couverture a été générée par IA.



























