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Trump, Iran et la MOAB : ce qui fait bouger le prix du pétrole et de l'or après les midterms

La pause de Trump sur l'Iran a pris fin avec le vote. Ce qui est établi sur la mère de toutes les bombes, pourquoi l'or a le plus souvent baissé les grands jours du pétrole et où trader les deux.

Illustration : un grand pétrolier traverse le détroit d'Ormuz au crépuscule, un navire de guerre à l'horizon
11 min de lecture
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Donald Trump va-t-il frapper l'Iran après les midterms ? Le jour du vote, il a déclaré au Financial Times que les États-Unis étaient prêts, « mais il n'y a peut-être aucune raison de le faire ». Sa pause volontaire a pris fin avec le scrutin, le New York Times a fait état de plans de frappes communs des États-Unis et d'Israël pour l'après-midterms, et CNN indique que le Pentagone envisage la GBU-43/B, la « mère de toutes les bombes ». Pour les traders, un constat compte d'abord : dans cette guerre, l'or a le plus souvent reculé les jours où le pétrole bondissait. Le réflexe « guerre égale or en hausse » n'a donc pas tenu.

Trump, l'Iran et les marchés : l'essentiel

  • Situation : aucune nouvelle offensive annoncée ; le Wall Street Journal a signalé une frappe américaine sur l'île de Qeshm à la veille du vote, que des responsables qualifient de défensive.
  • Pétrole : Brent à 104 dollars et brut américain à 97 dollars le 3 novembre, soit 44 % de plus que le 27 février.
  • Or : environ 3 940 dollars, soit 25 % de moins sur la même période.
  • Tendance : l'or a baissé 27 des 38 jours où le brut américain a gagné au moins 3 %.
  • Électeurs : 62 % jugent l'action militaire contre l'Iran comme la mauvaise décision, selon le sondage provisoire de sortie des urnes de NBC.

Trump va-t-il attaquer l'Iran après les midterms ? Ce qui est établi

Le conflit a commencé fin février et a fortement réduit le trafic dans le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre environ un cinquième du brut et du gaz mondiaux, rapporte CNBC. Voici les étapes documentées de ces dernières semaines :

  • 13 juillet et 4 septembre : Trump annonce à la radio que les États-Unis élimineront le site de Pickaxe Mountain, puis dit à des journalistes qu'il pourrait être frappé très bientôt (Reuters via The Star).
  • 8 octobre : Trump dit qu'il n'ordonnera pas de nouvelles frappes avant les midterms (CNBC).
  • 15 octobre : CNN, citant des responsables américains, indique que la GBU-43/B est envisagée en cas de reprise des frappes ; CNBC n'a pas pu le confirmer de façon indépendante.
  • Fin octobre : le New York Times fait état de plans communs des États-Unis et d'Israël pour l'après-midterms ; Axios rapporte que le Pentagone a demandé au CENTCOM de finaliser ses préparatifs. Ce sont des plans, pas des ordres (Al Jazeera).
  • Peu avant le vote : sur Fox News, Trump dit que les États-Unis pourraient devoir s'en prendre à Pickaxe Mountain, que ce ne serait pas une grosse affaire et que cela pourrait se faire en une heure (Newsweek).
  • 2 novembre : il exprime des doutes sur la reprise des frappes et juge un accord possible (CNBC).
  • 3 novembre : Trump déclare au Financial Times que les États-Unis sont prêts, mais qu'il n'y a peut-être aucune raison de frapper (Times of Israel, citant Reuters).
  • 2 et 3 novembre : le Wall Street Journal signale une frappe américaine sur l'île de Qeshm ; des responsables la disent défensive, pour empêcher des attaques contre les navires.
  • Iran : Téhéran affirme que les contacts pour mettre fin à la guerre se poursuivent ; les discussions via des médiateurs qataris n'ont pas abouti à une percée.

Les enjeux du scrutin pour le marché sont détaillés dans notre analyse élections de mi-mandat 2026 et crypto.

Une frappe pour faire diversion ? Les arguments pour et contre

Une thèse circule : si Trump perd les midterms, une frappe spectaculaire détournera le débat de sa défaite. À ce jour, aucune information ne relie une frappe au résultat de l'élection, cela reste donc une thèse. Le calendrier explique sa diffusion : l'engagement ne valait que jusqu'au vote, et le New York Times et Axios évoquent des plans pour la suite. Les menaces contre Pickaxe Mountain remontent toutefois à juillet, bien avant tout résultat.

Sur le plan politique, les chiffres plaident contre. Dans le sondage provisoire de NBC, 62 % jugent l'action militaire contre l'Iran comme la mauvaise décision, seuls 4 % citent la politique étrangère comme premier sujet et 39 % l'économie. L'essence coûtait 4,48 dollars le gallon en septembre, 37 % de plus qu'en octobre 2024, et 4,14 dollars le jour du vote, un record pour un jour d'élection. Une guerre plus large toucherait d'abord le prix qui pénalise le plus les républicains. Notre lecture : une frappe après le vote est un scénario réaliste, quel que soit le vainqueur. Une frappe à cause d'une défaite relève de la spéculation.

Bombe GBU-43/B MOAB orange sur un support de transport dans un hangar, photo du département américain de la Défense
La GBU-43/B MOAB. Photo : département américain de la Défense (domaine public)

Qu'est-ce que la mère de toutes les bombes (MOAB) ?

La GBU-43/B Massive Ordnance Air Blast pèse environ 9,85 tonnes, contient 8,5 tonnes d'explosif et atteint environ 11 tonnes d'équivalent TNT, selon la fiche technique de Wikipédia. Larguée depuis un avion de transport C-130, elle n'a été utilisée qu'une fois au combat, le 13 avril 2017, contre un réseau de tunnels de l'État islamique en Afghanistan.

Deux points sont souvent confondus. La MOAB explose au-dessus du sol et vise des cibles de surface sur une vaste zone, comme le rappelle aussi CNBC. Elle n'est donc pas l'arme adaptée à un site enfoui sous une montagne comme Pickaxe : pour cela, les États-Unis disposent de la bombe antibunker GBU-57, utilisée en juin 2025. Et ce n'est pas la bombe thermobarique que beaucoup imaginent : cette description s'applique à la FOAB russe, le « père de toutes les bombes ».

Prix du pétrole et cours de l'or depuis le début de la guerre en Iran

Depuis la dernière séance avant la guerre, le pétrole a fortement monté et l'or a reculé, tandis que le Bitcoin et les actions américaines ont progressé. Les valeurs proviennent des clôtures quotidiennes de Yahoo Finance ; le dernier relevé date du 4 novembre, 1 h 00, heure de Paris.

Courbes depuis le 27 février 2026 : brut américain plus 44 %, Bitcoin plus 18 %, future S&P 500 plus 10 %, or moins 25 %
Source : clôtures quotidiennes Yahoo Finance
Marché27 février4 novembre, 1 h 00Variation
Pétrole (WTI)67,02 $96,64 $+44 %
Pétrole (Brent)72,48 $104 $+44 %
Or5 248 $3 937 $−25 %
Bitcoin65 882 $77 608 $+18 %
Future S&P 5006 8897 606+10 %

Pourquoi le cours de l'or baisse quand le pétrole bondit

Nous avons comparé les 172 séances depuis le 27 février. Les 38 jours où le brut américain a gagné au moins 3 %, l'or a perdu 0,78 % en moyenne et a baissé 27 fois. Les 28 jours où le brut a cédé au moins 3 %, l'or a gagné 0,43 % en moyenne. Dans les quatre mois précédant la guerre, les deux évoluaient légèrement dans le même sens ; depuis, la corrélation de leurs variations quotidiennes est négative, à moins 0,27.

Barres : les jours où le brut gagne au moins 3 %, or, Bitcoin et future S&P 500 baissent en moyenne ; les jours où il perd au moins 3 %, les trois montent
Source : clôtures quotidiennes Yahoo Finance

Les taux d'intérêt sont l'explication la plus courante. Un pétrole cher alimente l'inflation, l'inflation maintient les taux élevés, et des taux élevés avec un dollar fort pèsent sur l'or, qui ne verse aucun intérêt. Le premier choc peut malgré tout soutenir l'or : le 6 mars, le brut a bondi de 12,2 % et l'or a gagné 1,6 %. Le 2 avril, le brut a pris 11,4 % et l'or a perdu 2,8 %. La vue d'ensemble se trouve dans notre analyse le cours de l'or baisse : encore une valeur refuge ?

Trois scénarios pour le pétrole, l'or et le Bitcoin après les midterms

Ce ne sont pas des prévisions. Le tableau montre le comportement des marchés lors de journées comparables depuis février : ce schéma vient d'une seule guerre et peut se rompre à tout moment.

ScénarioPétroleOrBitcoin et actions
Escalade : frappe majeure, Ormuz menacéHausse : le brut a gagné jusqu’à 12 % en un jourSouvent en baisse, un premier choc peut le soutenirEn baisse en moyenne : Bitcoin −0,95 %, future S&P −0,51 % les grands jours de hausse du pétrole
Accord ou cessez-le-feuBaisse : le brut a perdu 16,4 % le 8 avrilEn hausse en moyenneEn hausse en moyenne : Bitcoin +0,61 %, future S&P +0,59 % les grands jours de baisse du pétrole
Impasse : menaces et discussionsÉlevé et volatilSuit les anticipations de tauxSuivent Wall Street et le rapport sur l’emploi américain du 6 novembre

Trader le pétrole et l'or : courtiers et plateformes crypto comparés

Plusieurs de nos partenaires proposent désormais ces deux marchés à côté de la crypto. Ils diffèrent par le produit, les horaires et les pays couverts.

PlateformePétroleOrProduitHoraires
XTBOuiOuiCFD sur plus de 30 matières premièresHeures de marché
OKX EuropeWTI, BrentOr, argentX-Perps, marge jusqu’à 10x24 h/24, 7 j/7
Coinbase–Or, argentPerpetuals jusqu’à 25x pour les utilisateurs éligibles hors États-Unis, vérifiez d’abord l’accès dans l’UE24 h/24, 7 j/7

OKX propose ses X-Perps en Europe avec des licences MiCA et MiFID II depuis Malte ; ils expirent après cinq ans et utilisent un mécanisme de funding comme les perpetuals, rapporte Ledger Insights. Coinbase a lancé ses contrats sur l'or et l'argent le 6 mai et l'accès dépend du pays, selon Kitco ; son offre européenne de mars couvre des futures sur crypto et sur indice d'actions jusqu'à 10x, indique The Block. Le fonctionnement des perpetuals est expliqué dans notre guide des futures crypto, et le panorama complet dans notre comparatif des courtiers crypto.

Avertissement obligatoire de XTB : les CFD sont des instruments complexes qui présentent un risque élevé de perte rapide d'argent en raison de l'effet de levier. 79 % des comptes d'investisseurs particuliers perdent de l'argent en négociant des CFD avec ce fournisseur.

Pourquoi un second compte est utile lors de telles nuits

La vérification prend du temps : mieux vaut ouvrir un compte avant que le marché ne bouge. Les futures pétroliers classiques s'arrêtent le week-end, alors que les contrats ouverts 24 h/24 continuent de coter. Une seconde plateforme aide aussi en cas de panne : après le piratage de la semaine dernière, Binance a suspendu dépôts et retraits, comme le montre notre article sur la reprise par étapes. Pour le volet crypto, consultez notre comparatif des plateformes crypto régulées.

Les risques du trading du pétrole et de l'or avec effet de levier

Le brut américain a varié d'au moins 10 % sur six journées depuis le 27 février. Avec un levier de 10x, un mouvement contraire de 10 % efface la marge, et les cours peuvent sauter au-delà d'un stop-loss lorsqu'une nouvelle tombe la nuit. En février, le régulateur européen ESMA a indiqué que la plupart des perpetual futures devraient être considérés comme des CFD. N'engagez que l'argent que vous pouvez vous permettre de perdre. Cet article ne constitue ni un conseil en investissement ni une prévision sur des décisions militaires ou des cours.

FAQ : Trump, Iran, pétrole et or

Note de transparence : Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle et relu par notre rédaction avant publication. Tous les chiffres et affirmations ont été vérifiés à partir des sources primaires liées dans le texte. L’image d’illustration a été générée par IA.

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