Saros en août 2026 : la finance décentralisée de Solana après le krach
Le SAROS s’échange autour de 0,00028 dollar – une fraction seulement de la valorisation atteinte lors de son exceptionnelle année 2025, quand le lancement de sa propre technologie de négoce DLMM, en juin, et un programme de rachat avaient brièvement propulsé le cours de plusieurs milliers de pour cent. Il ne reste pas grand-chose de ce rallye : le marché l’a revalorisé au niveau d’un petit protocole de finance décentralisée sur Solana, et MEXC a retiré les contrats perpétuels SAROS de la cotation en février 2026 – un signal d’alerte pour la liquidité.
La substance est là, la confiance est abîmée
Saros est issu de l’écosystème Coin98 et réunit échange, réserves de liquidité, farming et staking sur Solana ; sa technologie DLMM de liquidité concentrée est un vrai produit, doté d’un volume mesurable. En face : un jeton dont les déblocages courent jusqu’à la fin de 2027, un antécédent d’envolée puis de krach qui a coûté de la confiance, et un paysage concurrentiel où les DEX Solana établis, Raydium et Orca, captent l’essentiel du volume de transactions.
Ce qui fait vraiment bouger le cours de Saros
Le SAROS affiche une offre totale de 10 milliards de jetons, dont un bon 60 % circulaient au printemps 2026 – le reste se libère par tranches jusqu’en décembre 2027 et constitue une offre supplémentaire continue. Du côté de la demande se tient le programme de rachat de la Saros Foundation qui, après un premier achat de 100 millions de jetons, affecte jusqu’à 20 % des revenus du protocole à des rachats de SAROS : cela rattache le jeton directement au volume de transactions réellement généré par les réserves DLMM. À court terme, c’est toutefois le sentiment général à l’égard de la finance décentralisée sur Solana qui domine.
Les indicateurs que nous suivons sur Saros
- Revenus du protocole et rachats : le seul mécanisme qui traduit directement l’usage en demande de jetons.
- Calendrier de déblocages : d’autres milliards de jetons entrent en circulation selon un calendrier arrêté jusqu’à la fin de 2027.
- Volume DLMM et valeur totale bloquée : comparés à Raydium et Orca, ils montrent si Saros conserve sa part de marché.
- Liquidité du jeton lui-même : un facteur de risque à part entière depuis le retrait des contrats à terme chez MEXC.
Pourquoi un bon produit ne soutient pas automatiquement le jeton
La technologie DLMM fonctionne et a réellement attiré du volume en 2025. Mais les frais de négociation reviennent d’abord aux fournisseurs de liquidité, et le détour par les rachats ne crée une demande sensible que si le volume reste durablement élevé. Le rallye de 2025 a aussi montré à quel point le cours était porté par la spéculation plutôt que par les fondamentaux – le krach qui a suivi est l’envers exact de la même mécanique.
Comment cette prévision peut se tromper
Nos scénarios supposent que la finance décentralisée sur Solana reste active et que Saros défend sa part de marché, petite mais réelle. Si le volume migre entièrement vers les leaders, ou si les déblocages restants rencontrent un marché illiquide, la base de valorisation disparaît – et même nos fourchettes basses ne sont alors pas garanties.






